Atlas des paysages Parc Naturel Régional du Morvan Retouner à la page d'accueil

Le glossaire

Glossaire

Ambiance

( Du latin ambiens, de ambire « entourer ») ce qui environne quelqu’un ou quelque chose ; ce qui constitue le milieu où l’on se trouve. Syn. : atmosphère, climat. Larousse, petit Robert.

Archétype

(Du latin archetypum, ou du grec arkhetupon) Type primitif ou idéal; original qui sert de modèle. Synonymes : étalon, exemplaire, modèle, original, principe, prototype. En biologie : espèce primordiale dans l’évolution. Petit Robert.
Archétype paysager : Représentation, modèle ancien, originel (de arché-). Notamment, mythe paysager issu des profondeurs psychologiques. Notre perception des paysages serait influencée par des archétypes, archépaysages, (Urlandschäften) qui imprègnent notre inconscient, à partir d’expériences d’un lointain passé de l’humanité(…). Comme tous les mythes, les archétypes paysagers sont une construction socio-historique, dont le décryptage relève des méthodes de l’anthropologie culturelle. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

Arène

Matériau issu de l’altération d’un roche grenue (granite, gneiss…), en place ou peu déplacé. La désagrégation des grains génère un sol sableux, généralement perméable et de fertilité médiocre, qu’il faut abondamment amender. La diorite, courante dans le nord du Morvan, génère un sol plus épais et plus riche en argiles que le granite classique, et à fortiori que le microgranite. Le terme vient du latin arena, sable.

Bocage

Espace fortement cloisonné par des haies denses d’arbustes et d’arbres, éventuellement édifiées sur des talus de terre. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.
Système agraire formé d’un maillage continu de parcelles closes par des haies vives. Extrait de « L’entretien courant des haies » IDF.
La mise en place, imparfaitement connue, des bocages est complexe. Celui des clairières du Haut Morvan est d’origine paysanne; les premières haies peuvent être contemporaines du peuplement des hameaux à la fin du Moyen Âge; d’autres ont pu être tressées vers le XVIIIe siècle, lors de la dislocation des communautés taisibles et du partage des biens qui s’en est suivi.
Le bocage du Centre et du Sud-Nivernais, celui des marges sud-ouest et sud du Morvan, celui de Puisaye semblent être des bocages aristocratiques, liés à la « réaction nobiliaire » des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, lorsque les seigneurs s’efforcent d’éliminer les petits propriétaires (tenanciers) censitaires et de reconstituer à leur profit de grands domaines qu’ils découpent, hormis les réserves forestières, en métairies. Nous savons avec certitude qu’une grande propriété nobiliaire avec formation de métairies et développement des enclosures s’est parfois substituée à une propriété paysanne faite de champs ouverts. Ainsi sur la terre de Chassy, aux confins du Morvan et du Bazois. Le but des grands propriétaires était de se soustraire à la vaine pâture: « Qui bouche il garde », écrit Guy Coquille, le célèbre « commentateur » de la Coutume de Nivernais au XVIe siècle.
Enfin, naturellement, d’autres haies ont accompagné la transformation des terres en prés, s’agissant de délimiter des parcs pour le gardiennage des animaux. (extrait de « Nivernais-Morvan » C.Bonneton éditeur).

Bouchure

Dénomination de la haie à l’est d’une ligne Morvan/Massif central, qui désigne une haie clôture bien fournie en strate buissonnante basse. Extrait de « l’entretien courant des haies » IDF.

Bourg

Entre ville et village, le bourg est une petite agglomération qui se distingue des villages voisins et plus petits par la tenue régulière d’un marché, par des magasins et des services élémentaires(…) Si le rayonnement commercial est le trait principal du bourg, son origine est militaire, ou du moins défensive: même si les connotations d’argent sont fortes et l’on fait oublier, l’origine du mot est le germanique « Burg », château fort ou ville close, dérivé de loin du « Bherg », hauteur)(…) D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

Butte

Forme de relief érigée et isolée, de taille très variable. Butte-témoin: butte dégagée en avant d’un plateau et « témoin » d’une ancienne extension de ce plateau. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.
1°Tertre naturel ou artificiel que l’on adosse à la cible. « Être en butte à »: être exposé à (comme si l’on servait de cible).
2°petite éminence de terre. synonymes : colline, hauteur, monticule, tertre. Petit Robert.
La « butte » dans le Morvan: Le terme est vernaculaire dans le Morvan, très usité, peut-être parce que l’horizon y est souvent refermé par une « butte ». Il semble être utilisé de deux façons:
- pour désigner tel ou tel versant qui nous fait front, partout dans le Morvan.
- Pour désigner une colline de granite agricole dans le secteur des cuvettes et collines.

Composante paysagère

Elément simple du paysage participant à la composition de tous les paysages morvandiaux. Les composantes peuvent être de nature agricole (la haie, l’arbre isolé, la porte de champ…), bâtie (le hameau, la place triangulaire, le mur de pierre…), hydraulique (le ru…), ou forestière ( le petit bois, la coupe rase,…).
Composante : élément d’un ensemble complexe. Petit Robert

Cirque

(du latin circus, cercle) désigne des formes en creux accusées et relativement circulaires.( Exemple : cirque glaciaire). Certains cirques se trouvent produits par l’érosion fluviale près des têtes de sources, notamment dans des matériaux meubles. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.
Partie de territoire limitée de toute part, ou partiellement par des reliefs abrupts donnant une impression de hauteur élevée, d’enfermement, d’isolement. Sur le point bas, le regard est vite limité, absence d’horizon lointain. Un cirque peut avoir plusieurs échelles.

Colline

Relief de dimension modérée, plus ou moins allongé, se présentant généralement en famille (sinon on parle plutôt de butte). L’altitude relative est assez faible: 50 à 500 m environ. Les collines se développent surtout dans des roches relativement imperméables et tendres, propices à la multiplication des vallons, et notamment dans les dépôts de piedmonts.
L’ensemble du relief évoque l’idée de vagues, de moutonnements. Le mot colline attire les images élégiaques et dionysiaques et des comparaisons anthropomorphiques où il est question de flancs, de croupes, de mamelons. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

Clairière

(De clair) endroit dégarni d’arbres dans un bois, une forêt. Synonymes : échappée, trouée. Petit Robert.
Espace ouvert au sein d’un bois, d’une forêt. La partie « claire » de la forêt quand elle est naturelle, et éclaircie quand on l’a dégarnie. Une clairière est ensoleillée et propre à l’habitat, à la culture, lieu de vie par opposition au sous-bois, lieu de mystère et de crainte: l’ogre ne connaît ni l’essartage ni l’écobuage. (…)Image de l’îlot de connaissance au milieu de la forêt des ténèbres. La clairière, y compris par son étymologie, joue un grand rôle dans l’imaginaire et la symbolique des lieux. Elle est apparition de la lumière, espace libre, communiquant « directement » avec le ciel, et toutefois protégée, inaccessible(…). d’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

Cuvette

Récipient portatif large, peu profond, à bords évasés, arrondis, qui sert principalement à la toilette. Petit Robert.
En Géographie: On nomme ainsi une dépression plus ou moins circulaire, dont les bords sont en pente plutôt faible ou très faible, quelles qu’en soient la taille et l’origine. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

Eléments du paysage dont la prise en compte est nécessaire pour préserver et développer l’identité des lieux dans les aménagements futurs ou le développement d’un secteur. L’identification d’un enjeu cadrera et fédérera les interventions sur l’ensemble du territoire, d’une entité ou d’un lieu.
Enjeu : Par extension « ce que l’on peut gagner ou perdre, dans une entreprise » Petit Robert

Entité paysagère

À une échelle d’analyse donnée (ici, l’échelle du PNR du Morvan), portion d’un territoire présentant des caractéristiques paysagères distinctes découlant de la perception, de l’organisation et de l’évolution des éléments suivants: morphologie, relief, occupation des sols, organisation du bâti, nature et qualité des horizons, organisation du réseau hydrographique, … Celles-ci l’identifient et le différencient des entités paysagères contiguës.
À l’intérieur d’une entité, des territoires hétérogènes peuvent être réunis, tant qu’ils respectent les caractéristiques principales de l’entité.
Cette portion d’un territoire distinct correspond à un premier niveau de subdivision d’un territoire d’étude.
Entité : 1° « Ce qui constitue l’essence d’un genre ou d’un individu ».
2° « Objet considéré comme un être doué d’unité matérielle, alors que son existence objective n’est fondée que sur des rapports. » Petit Robert.

Espace de respiration

Surface ouverte visuellement située entre des espaces plus fermés. Opposition entre des modes d’occupation du sol qui alternent: espace agricole au sein de l’urbanisation dense d’une ville, clairière au sein de la forêt, prairies entre les villages et la forêt….

Gneiss

Roches de métamorphisme profond, issues de roches sédimentaires (grès), dites paragneiss, ou de roches magmatiques (granites, syénites, rhyolites), dites orthogneiss. Aspect feuilleté, avec alternance de cristaux clairs (quartz et feldspath) et noirâtres, riches en fer et manganèse (micas, amphibole, hornblende). On distingue les gneiss rubanés, à lit bien marqué, des gneiss granitoïdes (grains grossiers), et des gneiss oeillés (à lentilles ovoïdes d'orthose). Roches proches: granulite, leptynite, migmatite.

Hameau

Petit groupe d’habitations (origine ham, comme home et heim, à la fois foyer et lieu habité, demeure et monde) le terme s’applique parfois à des constructions non habitées (un hameau de granges en montagne). Le hameau est généralement un groupement de fermes. En France, le hameau n’a pas de statut juridique et relève des écarts. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

Horizon

(du grec horos, signifiant borne limite) limite du visible. Endroit ou le ciel et la terre semblent se joindre. La ligne d’horizon: la ligne qui semble séparer le ciel de la terre à l’horizon. L’horizon peut être proche, lointain, large ou limité, ce qui influence la perception des paysages: (grands horizons: vastes plateaux ou plaines à vues dégagées). La nature de la ligne d’horizon à également une grande importance: ligne de crête boisée ou occupée par des prairies, col…Les points hauts dégagés constituent des points forts dans la découverte des paysages: points d’appels visuels, belvédères …

Horst

Structure tectonique constituée par des failles parallèles limitant un ou plusieurs compartiments surélevés au centre. (Vocabulaire, IDF).
Le horst témoigne d’une zone de forte compression; Il s’oppose à un bassin d’effondrement qui est, lui aussi encadré de failles parallèles disposées en V mais dont les compartiments centraux sont abaissés. Le terme est allemand; il désigne une touffe, un bouquet, un bosquet, et par extension un nid perché, un refuge. Il est utilisé tel quel en français par les géologues.
Dans le cas du Morvan, la surélévation de l’est/sud est du massif a été probablement lente, ce qui fait que l’érosion a limité l’impact de ces failles sur le relief.

Les noms de la haie

Brosses : haies basses taillées « au carré » sur leurs trois faces.
Plesses : haies plessées. Synonymes : pièches, haies tressées, trasses. Le terme trasse, probablement issu de la même racine que le verbe « tresser », est surtout usité vers le Bazois.
Queules : vestiges de plessages très anciens.
Piant : haie d’aubépine( ou plant blanc).

Lieu particulier

Portion de territoire appartenant à une entité ou à une sous-entité paysagère, qui possède des particularités singulières (ambiance, unité, harmonie …) qui le rendent remarquable ou atypique dans l’entité et lui confèrent son attrait.

Ligne de force du paysage

Eléments forts du paysage qui constituent les grands points de repère dans le Morvan. Ils correspondent à des événements forts du relief souvent renforcés par un type d’occupation du sol homogène. Ils peuvent jouer un rôle de repère soient parce qu’ils forment une rupture forte dans le paysage (marche boisée); soit parce qu’ils constituent des points visibles de loin et aisément identifiables (butte repère), soient parce qu’ils donnent une direction au paysage (couloir de vallée).

Limite entre deux entités paysagères

Frontière entre deux entités. On peut distinguer deux types de limites: les ruptures et les transitions.
Limite : « Ligne qui sépare deux terrains ou territoires contigus » Petit Robert.

Lias

Phase géologique précédant le Jurassique à l’ère secondaire, et succédant au Trias. Phase d’érosion majeure des reliefs issus des plissements hercyniens, déposant une première auréole de matériaux grossiers autour des massifs émergés et, plus loin et/ou plus tard, des marnes, que l’on retrouve en sous bassement des calcaires jurassiques.

Lisière

Bordure ; (du latin list, bordure, bande). S’emploie surtout pour les forêts (syn.: Orée), et pour les champs. Cependant on évoque parfois les lisières d’un pays, d’une ville. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

Maillage bocager

Maillage : ensemble des filets qui situent les lieux dans les mailles de l’appropriation et de la gestion du territoire, et principe de partition opératoire et socialisée de l’espace. Le maillage va de la parcelle à l’état, à travers toute l’échelle géographique. d’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.
Maillage bocager : se réfère à la structuration en réseau que les haies forment entre elles dans un paysage bocager. D’après « le guide d’observation du patrimoine rural ».
Le maillage primaire est adossé aux routes et cours d’eau. Le maillage secondaire redivise les champs entre eux. Extrait de « l’entretien courant des haies » IDF.

MĂ©tamorphisme

Transformation d’une roche sous l’effet d’une élévation de température et de pression par liquéfaction de tout ou partie de ses composants. Il s’agit généralement d’une roche d’origine sédimentaire transformée en une roche plus dure.

Mica

Groupe de minéraux en paillettes qui est l’un des constituants du granite véritable. Le nom dérive du latin "micare": briller. On distingue:
Le mica blanc, riche en aluminium et en potassium (muscovite), surtout présent dans les roches de profondeur,
Le mica noir, riche en magnésium et en fer (biotite), qui donne au granite morvandiau sa couleur sombre.

Migmatite

Roche métamorphique composite comportant du matériel granitique et métamorphique, issue d’un début de fusion d'une roche lors d'un phénomène d'anatexie, qui juxtapose par plans des roches de type granite et gneiss avec ses veinules quartzo-feldspathiques.

Mitage

Evoque les trous aléatoires provoqués par les mites dans un tissu (racine Indo-européenne: mai, idée de ronger, couper en très petits morceaux). Roger Brunet « Les mots de la géographie ».
Mitage du territoire : par analogie, évoque la consommation de l’espace et la dégradation du « tissu » agricole, naturel ou urbain.
Mitage bâti ou urbain: éparpillement de constructions dans un territoire rural, sans recherche d’une cohérence de développement du bourg ou du hameau proche. Ce mode d’extension s’effectue aux dépens du territoire agricole et il entraîne souvent une banalisation des paysages.
Mitage forestier: La présence de nombreux micro-boisements (ou boisements en “timbre-poste”) peut entraîner, au même titre que les constructions, un mitage du territoire agricole. Ils ont tendance à fragmenter le paysage et à amoindrir sa lisibilité ainsi que sa cohérence. Cela complique aussi la gestion des terres adjacentes à ces boisements.

Observatoire photographique du paysage

L’observatoire fonctionne depuis 1993, sous l’égide du Ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire (Direction de la Nature et des Paysages). Sa gestion est confiée au conservatoire du Littoral et des rivages lacustres. Il a pour objet de constituer des fonds photographiques permettant d’analyser les mécanismes de transformations des paysages (par aménagement ou abandon, d’une manière brutale ou insidieuse) afin de mieux les comprendre, partant, de les maîtriser. Constitués sur plusieurs itinéraires thématiques ou territoriaux, les fonds sont alimentés par des prises de vues successives selon des points de vue et des cadrages très précis, et une périodicité régulière. Outil de travail qui permet de comprendre - et non de juger- l’observatoire photographique du paysage est aussi une mémoire, exploitant aussi bien les clichés d’aujourd’hui que ceux d’hier.
La démarche sur le Morvan s’inspire des méthodes de l’observatoire national (NTP) mais il ne sera pas intégré à ce dernier qui est beaucoup plus exigeant : première campagne de prises de vue réalisée par un photographe professionnel, cahier des charges technique…

Ouche

Le sens commun dans le Morvan aujourd’hui désigne un versant de terre cultivée. Il fait référence au passé de forte démographie et de petites propriétés imbriquées: il désigne classiquement une pièce de terre un peu éloignée de la maison (qui se distingue du jardin attenant), entre verger et potager, voire un petit champ d’usage domestique. Le terme vient du latin moyen olca (Vies), olcha, olchia, « terre cultivée clôturée », lui-même probablement dérivé d’un terme gaulois. Sources : Toponymie de la France, Auguste Vincent, vers 1937 ; dictionnaire CLIF.

Panorama

En grec : qui montre tout (de Pan, tout et horama, vue) ; désigne une vue circulaire. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

Pelouse

Formation végétale basse, courte, serrée.

Petits patrimoines liés à l’eau

Lavoirs, fontaines, vannes… Ils sont le témoin d’une utilisation ou d’une maîtrise hydraulique (parfois abandonnée) du secteur: abreuvage des animaux, flottage,... Ils permettent de rendre visible la présence de l’eau et constituent des éléments attrayants de découverte du territoire.

Piedmont

Espace de plaine situé au pied d’une montagne et qui entretien des rapports géographique avec celle-ci. Il est fréquent qu’une ligne de ville se développe au contact des deux mondes, au pied de la montagne, en site de débouché de vallée. Il est également commun qu’au sein du piedmont, à bonne distance de la montagne, apparaissent des villes plus grandes, coordonnant le développement et le service de l’ensemble. La topographie du piedmont peut être accidentée par des déformations postorogéniques des terrains, et par l’enfoncement des rivières issues de la montagne. D’après Roger Brunet « Les mots de la géographie ».

Piste / chemin

Piste : trace de cheminement, chemin mal établi, non revêtu. Etymologie de même sens que « brisée »: ce qui est pilé, broyé, foulé. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.
Chemin : voie qui permet d’aller d’un lieu à un autre; bande déblayée assez étroite qui suit les accidents du terrain (côte, grimpette, montée, raidillon, rampe, descente, sente, sentier, cavée, laie, layon, lé, chemin sinueux, tortueux, en zigzags) Petit Robert.

Plateau

forme de relief tabulaire. Il peut être « éventré » ou « incisé » par des vallées encaissées, et porter des reliefs résiduels. Le plateau domine la plaine d’un ou plusieurs côtés. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.
Etendue de pays assez plate et dominant les environs. Plateau calcaire. Petit Robert.

Plessage

Technique de vannerie sur les tiges vivantes des bouchures (haies) avant l’invention du fil barbelé. Extrait de « la Bourgogne nature, une mosaïque de terroirs ».
Action visant à rabattre des jeunes tiges à demi-sectionnées au sein de la haie, en tressant celles-ci entre des troncs ou des piquets. Cette opération, pratiquée à deux tous les 6-7 ans ou à l’occasion d’une reprise de haie haute, est destinée à assurer une barrière horizontale dans la haie (= « coucher la haie », faire la haie de pied », ou encore tresser). Extrait de « l’entretien courant des haies » IDF.
Plesser consiste à entrelacer des branches du même arbre ou arbuste ou de deux différents afin de rendre la haie infranchissable par des animaux (…) synonymes : plissage, pliage. Extrait de « Arbres des champs » Philippe Pointereau.

Plesse

Haie plessée.

Point de vue remarquable

Point de vue aisément accessible, permettant d'embrasser un large paysage. Situés en hauteur, les points de vue ont un rôle essentiel de « respiration » dans la perception du paysage; ils permettent également de saisir les logiques d’organisation d’un territoire et de ses paysages. Reste ensuite à découvrir ceux-ci de l’intérieur…

Ripisylve

Formation végétale composée d’arbres et d’arbustes installée le long d’un cours d’eau.

Rupture

Dans le cadre de cet Atlas: Surface réduite formant une frontière brusque entre deux entités paysagères. Passage très soudain d’une entité paysagère à une autre.

Sous-entité paysagère

Sous-division d’une entité paysagère, présentant des caractéristiques paysagères propres qui l’individualisent au sein d’un ensemble reconnu constitué par l’entité.

Stations de l’observatoire photographique

Points de prise des clichés de l’observatoire, avec mention de la direction de prise de vue et tous les renseignements nécessaires à un photographe missionné pour actualiser ces clichés dans les années à venir, muni du cliché de la mission de référence, ainsi que des références des images plus anciennes.

Structure paysagère représentative

Elément ou combinaison d’éléments d’un paysage que l’on retrouve de façon régulière dans une ou plusieurs entités paysagères.
Les structures paysagères se définissent comme l’agencement ou la combinaison d’éléments végétaux, minéraux, hydrauliques, agricoles, urbains qui forment des ensembles ou des systèmes cohérents. Elles structurent l’espace rural et fondent son identité, et à ce titre méritent beaucoup d’attention.
Dans cet atlas, sont cartographiées les structures paysagères les plus vastes, pouvant être représentées aux échelles de cartographie du1/100 000: clairières, cuvettes bocagères, buttes, vallons habités, villages promontoires … Elles forment des ensembles complexes, mais ne sont pas spécifiques d'une seule entité.
Structure : 1° vieilli « Manière dont un édifice est construit; agencement des parties d’un bâtiment. 2° Ensemble, système formé de phénomènes solidaires, tels que « chacun dépend des autres et ne peut être ce qu’il est que dans et par sa relation avec eux » (Lalande) Petit Robert.

Transition

Portion de territoire mettant en relation plusieurs entités paysagères. Une transition, à une échelle donnée, est caractérisée par une modification progressive des caractéristiques des deux entités paysagères, au fur et à mesure que l’on progresse vers l’une ou l’autre.

Vallée

Espace allongé entre deux zones plus élevées (plis concaves ou espace situé de part et d’autre du lit d’un cours d’eau). Petit Robert.
Dépression allongée creusée par un cours d’eau. Une vallée a des versants, un fond plus ou moins plat; elle est ample ou encaissée, parfois en gorge (…). Roger Brunet « Les mots de la géographie ».

Vallon

Petite dépression allongée entre deux collines, deux coteaux. Petit Robert.
Autrefois grande vallée, selon l’étymologie; de nos jours, petit val. Le vallon est à la fois un nid et un giron. Une très large utilisation en a été faite par les Romantiques. On s’y réfugie, c’est ombreux, humide, profond, mystérieux, secret, dominé, bref féminin, évoquant l’entre seins (la vallée et la gorge ont fourni ici de nombreuses images) et l’entre cuisses, avec une notion de paradis.(…) Roger Brunet « Les mots de la géographie ».

Parc naturel régional du Morvan, Maison du parc 58230 SAINT-BRISSON tél: 03.86.78.79.00